jeudi 07 mai 2026 / /

Pourquoi l'Instauration du pagne le vendredi dans l’administration : une opportunité économique et culturelle à saisir

Libreville, 07 Mai 2026 . BWM– Adopté en Conseil des ministres le 30 avril 2026, le projet de décret instaurant le port obligatoire de la tenue africaine chaque vendredi dans l’administration publique suscite le débat. Si certains y voient une distraction face aux urgences socio-économiques, d’autres saluent une mesure aux retombées culturelles et économiques majeures.

"Lorsqu'on oublié d'où on vient, on ne peut avoir une vision claire de l'avenir". Cet mesure vient rappeler aux femmes nos origines et comment elles doivent valoriser notre potentiel culturel.Le vestimentaire fait également partie du décor.

Pourquoi laisser ce qui à nous pour promouvoir un autre culture ?

Une décision qui fait écho à l’article 95 de la Constitution:

En rendant obligatoire le pagne chaque vendredi, le Gouvernement entend faire de l’administration publique un espace reflétant le patrimoine culturel national. La mesure s’inscrit dans la volonté des autorités de promouvoir les savoir-faire locaux et de renforcer l’ancrage culturel au sein des institutions.


Décoloniser les mentalités et soutenir l’artisanat local:

Sur le plan culturel, l’initiative vise à valoriser l’identité gabonaise. C’est un signal fort de décolonisation des mentalités et de soutien à l’artisanat local. La Première Dame, Zita Oligui Nguema, qui arbore régulièrement des tenues en pagne, illustre déjà cette valorisation de l’identité culturelle.

Un levier pour l’industrie textile et l’emploi:

Sur le plan économique, la mesure pourrait booster un secteur textile et couture aujourd’hui dominé par les expatriés. Les débouchés sont nombreux : importateurs de pagnes, producteurs locaux, couturiers, stylistes modélistes, designers textiles, costumiers, vendeurs de prêt-à-porter africain, écoles de mode et de couture.

Pour beaucoup d’artisans, cette obligation du port du pagne est une aubaine. Elle ouvre des perspectives commerciales et permet à des familles de vivre de la confection des tenues africaines. « Développer un pays, c’est aussi savoir créer des opportunités d’affaires et d’emplois », rappelle un acteur du secteur.


Un prolongement du concours national des tenues africaines:

Cette décision prolonge le concours national lancé récemment pour la conception, par les stylistes et créateurs locaux, de tenues africaines adaptées au cadre professionnel. Elle s’aligne sur la vision du Président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place la promotion des identités culturelles au cœur de l’action publique.

Vers une relance de la production locale 

Le Gabon a déjà fait l’expérience de la production de pagnes avec la Société des Textiles du Gabon (SOTEGA). Cette nouvelle mesure pourrait s’accompagner, à terme, d’une véritable politique de relance de l’industrie textile nationale : produire localement, créer des emplois et consommer gabonais.


Voir des opportunités plutôt que des obstacles:

Critiquée par certains comme une mesure symbolique, l’instauration du pagne le vendredi est perçue par d’autres comme un catalyseur pour les petits métiers. Elle rappelle l’adage : « Quand un sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt ». Là où certains ne voient qu’une distraction, d’autres identifient un gisement d’emplois directs et indirects.

En misant sur le pagne, le Gabon réaffirme son attachement à ses racines tout en soutenant les métiers de l’industrie textile. Une manière de lier culture, économie et emploi dans la dynamique de transformation du pays.

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