Eaux et Forêts : Maurice Ntossui Allogo défend le statut paramilitaire des agents devant les députés
Libreville, 6 avril 2026. BWM – La réforme du corps paramilitaire des Eaux et Forêts était au centre des débats ce mercredi au Palais Léon Mba. Réunis sous la conduite de l’honorable Blaise Louembe, Président de la Commission des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Défense nationale et de l’Intégration régionale, les députés ont auditionné le ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du conflit Homme-Faune, Maurice Ntossui Allogo.
Adapter le cadre juridique aux réalités du terrain:
L’audition portait sur le projet de loi de ratification de l’ordonnance n°008/PR/2025 du 30 décembre 2025, relative au statut particulier des personnels du corps paramilitaire des Eaux et Forêts. Pour le ministre, cette réforme est essentielle au renforcement de la protection des ressources naturelles, à la lutte contre la criminalité environnementale et à une meilleure gestion du conflit Homme-Faune.
Dans son exposé, Maurice Ntossui Allogo a souligné l’urgence d’adapter le cadre juridique aux menaces actuelles : braconnage, exploitation illégale du bois, trafic d’espèces protégées et multiplication des conflits entre populations locales et faune sauvage. « Il est question de donner aux personnels des moyens adaptés pour assurer efficacement la protection des écosystèmes et la sécurité des populations », a-t-il déclaré.
Renforcer le caractère paramilitaire et les capacités opérationnelles:
Le nouveau statut vise à consolider le caractère paramilitaire du corps tout en améliorant les capacités opérationnelles des agents. Il s’agit aussi de corriger les insuffisances du dispositif actuel en matière de gestion des ressources humaines, d’intégration des personnels et de couverture sociale.
Les préoccupations des députés : protection sociale et coordination
Les échanges ont été nourris. Plusieurs parlementaires ont insisté sur la nécessité de renforcer la protection sociale des agents engagés dans des missions « souvent jugées périlleuses ». « La protection de notre patrimoine forestier doit aller de pair avec l’amélioration des conditions de travail des agents confrontés aux réalités du terrain et aux tensions liées au conflit Homme-Faune », a martelé un député.
D’autres élus ont demandé des précisions sur l’intégration des écogardes de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) et sur la coordination avec les Forces de défense et de sécurité dans les zones sensibles.
Une réforme jugée stratégique:
En réponse, Maurice Ntossui Allogo a assuré que le texte permettra une meilleure prise en charge des défis sécuritaires et environnementaux du secteur. À l’issue de la séance, les députés ont qualifié la réforme de stratégique pour renforcer les capacités d’intervention des personnels des Eaux et Forêts dans la préservation des ressources naturelles du pays.
Le projet de loi poursuit son parcours législatif avant son examen en séance plénière.