mercredi 06 mai 2026 / /

Formation des enseignants : Camélia Ntoutoume Leclercq présente trois nouveaux instituts devant la Commission des lois

Libreville, 5 mai 2026.BWM- La réforme du système éducatif gabonais franchit une nouvelle étape. Cet après-midi, les députés de la Commission des Lois, des Affaires administratives et des Droits de l’Homme, présidée par Constant Brice Paillat, ont auditionné le ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, de l’Instruction Civique , Camélia Ntoutoume Leclercq.

Trois instituts pour mailler le territoire:

Au menu des échanges : trois projets de loi portant création, attribution et organisation des Instituts de Formation des Professeurs d’Écoles de Franceville, Mouila et Oyem. Selon le membre du Gouvernement, ces établissements auront pour mission principale de former les formateurs des structures publiques à caractère professionnel.

Dotés d’une autonomie pédagogique, administrative et financière, les futurs instituts resteront sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale. « Ces projets de textes ont pour objectif non seulement de fixer le cadre légal et réglementaire, mais aussi de généraliser la formation des enseignants du pré-primaire et du primaire au niveau provincial, afin de répondre efficacement aux exigences de la formation continue », a expliqué Camélia Ntoutoume Leclercq.


Répondre aux défis de la qualité et de la proximité:

L’initiative s’inscrit dans la mise en œuvre des recommandations du Rapport général du Dialogue national inclusif d’avril 2024. L’enjeu : améliorer la qualité de l’enseignement et renforcer les capacités pédagogiques des enseignants sur l’ensemble du territoire, en rapprochant la formation des bassins de recrutement.

Digitalisation et statut harmonisé:

Signe de modernisation, les futurs instituts intégreront les innovations technologiques et la digitalisation de l’enseignement. « Il nous paraît nécessaire de doter ces instituts d’un statut harmonisé, conforme à celui défini par ordonnance, et prenant en compte les évolutions pédagogiques et numériques actuelles », a précisé le ministre d’État.

Un processus déjà engagé

Camélia Ntoutoume Leclercq a indiqué que le processus de mise en œuvre est déjà en cours. Une preuve, selon elle, de la volonté des autorités de s’attaquer aux défis structurels du système éducatif gabonais.

Les trois projets de loi poursuivent leur parcours législatif en commission avant d’être soumis au vote des députés en séance plénière.


© 2026 BEWOMAN MAGAZINE. Touts droits réservés. Fait par YUbile Technologie