GABON – RENTRÉE SYNDICALE DU SEB : HONORINE ANGUE MINTSA ONDO REMET LA BASE AU CŒUR DU COMBAT SYNDICAL
Libreville, Le 31 Octobre 2026. BWM- Entre bilan, unité et défense de la dignité enseignante, le Syndicat des Enseignants de la Base (SEB) a effectué sa rentrée syndicale le samedi 31 octobre 2026 à Libreville.
C’est dans une atmosphère empreinte de solennité, de fraternité et de détermination que le SEB a lancé sa nouvelle année syndicale. Autour de sa présidente, Honorine Angue Mintsa Ondo, responsables syndicaux, délégués, enseignants et représentants des coordinations provinciales se sont retrouvés autour d’un thème fort : « Le droit syndical, un héritage à conserver ».
Bien plus qu’une simple reprise, cette rentrée a été un moment de réflexion sur l’histoire du mouvement syndical gabonais et sur la responsabilité des syndicats dans la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs.
Le droit syndical, un héritage historique à préserver
Moment fort de la cérémonie, l’intervention de Maître Ange-Kévin Nzigou, conseil du SEB, a replacé le droit syndical dans sa profondeur historique et juridique. De la période coloniale au pluralisme syndical des années 90, en passant par l’époque du syndicat unique, l’avocat a retracé les conquêtes qui ont conduit à la liberté syndicale
S’appuyant sur la loi n°022/2021 du 19 novembre 2021 portant Code du travail et les conventions n°87 et n°98 de l’OIT, il a rappelé que la liberté syndicale n’est ni une faveur, ni une concession, mais un droit fondamental issu de longues luttes sociales.
« Nous sommes la décision, nous sommes la base »
Prenant la parole, Honorine Angue Mintsa Ondo a livré un discours empreint d’émotion. Revenant sur une année difficile marquée par les retards de rémunération, les situations de pré-salaire et les conditions de travail éprouvantes, elle a salué la résilience des enseignants.
> « Le SEB est né de la Base. Et la Base, c’est vous », a-t-elle martelé.
Pour elle, le slogan « NOUS SOMMES LA DÉCISION, NOUS SOMMES LA BASE » n’est pas qu’une formule : c’est une conception de la gouvernance syndicale. Le syndicat appartient à ses adhérents, le bureau national n’est que l’instrument de leur volonté.
Elle a appelé à l’humilité après la victoire aux élections professionnelles, à l’unité et à la solidarité, rappelant qu’au SEB, aucune distinction d’ancienneté, de province ou de grade ne doit exister.
Cap sur la consolidation des acquis:
Pour cette nouvelle année, les chantiers prioritaires sont clairs : poursuite des dossiers de régularisation administrative, mises en solde, reclassements, titularisations et avancements.
L’objectif est aussi de renforcer les capacités organisationnelles du syndicat, mieux informer la base et consolider la solidarité entre enseignants, avec un syndicalisme de proposition, ferme dans les revendications mais ouvert au dialogue.
> « Nous ne demandons pas le privilège. Nous demandons la justice », a-t-elle souligné, rappelant que la finalité reste la restauration de la dignité de l’enseignant gabonais.
Une rentrée rehaussée par plusieurs personnalités:
La cérémonie a été rehaussée par la présence du député ean Gaspard Ntoutoume Ayi, ainsi que de plusieurs responsables syndicaux, dont Ondo Edzo, venu apporter sa contribution à la réflexion.
Un moment fort a été la reconnaissance des membres des coordinations provinciales, ces relais essentiels de la vie syndicale sur l’ensemble du territoire.
Entre célébration des anniversaires, partage du gâteau et repas fraternel, cette rentrée a aussi été un moment de convivialité et de cohésion.
En définitive, le SEB réaffirme que conserver l’héritage syndical, c’est le faire vivre au quotidien, protéger son indépendance et défendre la justice sociale.