Souveraineté numérique : Global Mind Consulting et Seynabou DIA SALL au cœur de la bataille des données africaines
Libreville, le 29 Octobre. BWM -À l’occasion de Gabon Digital Week, le mercredi 28 octobre 2026 au Palais des Congrès, Seynabou DIA SALL, fondatrice et CEO de Global Mind Consulting, a animé une masterclass intitulée « Qui raconte l’Afrique aux machines ? ». Une intervention remarquée qui met en lumière les enjeux de la souveraineté numérique, de la maîtrise des données et de la représentation du continent à l’ère de l’intelligence artificielle.
À l’heure où l’intelligence artificielle apprend à écrire, à analyser et à raconter le monde, une question dérangeante mérite d’être posée : qui lui apprend à connaître l’Afrique ? Car les machines ont beau être intelligentes, elles ne peuvent raconter fidèlement un continent dont les réalités sont insuffisamment représentées dans les données qui les alimentent. C’est autour de cette problématique majeure que Seynabou DIA SALL, fondatrice et CEO de Global Mind Consulting, a brillamment conduit sa masterclass lors de la Gabon Digital Week, le mercredi 28 octobre 2026.
Répondant à l’invitation du ministre de l’Économie numérique, Mark-Alexandre Doumba, la dirigeante a porté un sujet qui dépasse largement les frontières de la technologie. Intitulée « Qui raconte l’Afrique aux machines ? », son intervention a mis en évidence un défi stratégique pour le continent : produire, maîtriser et valoriser ses propres données afin de mieux faire entendre ses réalités dans l’univers numérique mondial.
Car, visiblement, l’intelligence artificielle peut tout apprendre, ou presque. Mais encore faut-il lui fournir autre chose qu’une Afrique racontée à distance, résumée à quelques clichés ou enfermée dans des représentations incomplètes. À défaut, les algorithmes risquent de reproduire les limites des informations dont ils disposent. La technologie avance à grande vitesse, mais la représentation du continent, elle, doit encore rattraper son retard.
Global Mind Consulting, au cœur des enjeux numériques africains:
Derrière cette intervention se trouve également une entreprise : Global Mind Consulting, portée par Seynabou DIA SALL. La présence de sa fondatrice à cet événement souligne la contribution des acteurs du conseil et de l’expertise aux réflexions sur les transformations numériques du continent.
Forte de quinze années de présence, notamment à Dakar et au Gabon. Seynabou DIA SALL s’inscrit dans une dynamique régionale où les questions de responsabilité, de souveraineté numérique et de valorisation des données prennent une importance croissante.
À travers sa participation à la Gabon Digital Week, la dirigeante met en lumière la nécessité de rapprocher les réflexions stratégiques des réalités africaines. Son intervention rappelle que le numérique ne saurait se limiter à l’installation d’infrastructures ou à la multiplication des outils technologiques. Il suppose aussi des compétences, une vision et une capacité à produire des connaissances adaptées aux besoins du continent.
Dans cette perspective, Global Mind Consulting apparaît comme une structure dont la présence contribue à faire vivre le débat sur les enjeux numériques africains, à travers l’engagement de sa dirigeante. Une visibilité qui rappelle également que derrière les grandes transformations technologiques se trouvent des femmes et des hommes capables de porter des idées, de nourrir les échanges et de questionner les modèles existants.
Pour Seynabou DIA SALL, l’enjeu est clair : l’Afrique doit devenir davantage productrice de données et d’informations reflétant ce qui se passe réellement sur son territoire. Cette ambition concerne aussi bien les institutions que les entreprises, les médias, les chercheurs et les professionnels du numérique.
Car il serait paradoxal qu’un continent riche de ses langues, de ses cultures, de ses marchés et de ses expériences laisse les systèmes d’intelligence artificielle se construire sans une représentation suffisamment fidèle de cette diversité. L’Afrique ne manque pas d’histoires à raconter ; elle doit surtout renforcer sa capacité à les documenter et à les faire exister dans les environnements numériques.
C’est précisément ce qui donne à cette masterclass toute sa pertinence. En plaçant la donnée au centre de la réflexion, Seynabou DIA SALL rappelle que la souveraineté numérique ne consiste pas seulement à utiliser les technologies conçues ailleurs, mais aussi à participer à la production des connaissances qui orientent leur fonctionnement.
La participation de Seynabou DIA SALL à la Gabon Digital Week met également en lumière la place des femmes dirigeantes dans les discussions sur l’avenir technologique de l’Afrique. À la tête de Global Mind Consulting, elle porte une réflexion qui invite les décideurs et les professionnels à dépasser les discours généraux sur l’innovation pour s’intéresser aux fondements mêmes de l’intelligence artificielle : les données, leur origine, leur qualité et leur représentativité.
Et si les machines sont désormais capables de parler de l’Afrique, encore faut-il s’assurer qu’elles disposent des bonnes informations pour le faire. À défaut, elles risquent de devenir de brillantes conteuses d’une histoire qu’elles connaissent mal.
En réunissant réflexion stratégique, souveraineté numérique et valorisation des réalités africaines, Seynabou DIA SALL et Global Mind Consulting contribuent ainsi à alimenter un débat essentiel pour l’avenir du continent.
Car dans la course mondiale à l’intelligence artificielle, l’Afrique ne doit pas seulement chercher à être connectée. Elle doit aussi être comprise, représentée et entendue. Et cela commence par la maîtrise de ses propres données.
Par Guy vianney NGOSSANA